dimanche 19 janvier 2025

AURÉLIEN LE JEUNE aka THE STRONGMAN

 


1- Qu’est-ce qui t'a inspiré à devenir strongman ? 

Ca remonte à l’enfance, je regardais sur canal+ les épreuves d’homme fort et j’ai toujours eu cette envie de faire ce sport et d’avoir ce physique un peu hors normes.




2- Peux-tu nous parler de tes débuts dans le sport ? 

j’ai fais beaucoup de sport , natation, vtt, athlétisme, aviron, rugby et en 2002 je commence la musculation puis en 2008 mes premières compétitions de force surtout en développé couché.


3- Quel a été le moment le plus marquant de ta carrière jusqu'à présent ? 

Gagner la première fois le titre d’homme le plus fort de France et devenir en novembre 2023 le premier français à passer 400kg au soulevé de terre.


4- Quelles compétitions t'ont le plus marqué et pourquoi ? 

Ma première compétition en pro en 2015 je me retrouvais enfin avec les meilleurs du monde, et aussi ma première compétition en Russie pour le siberan power show, faire une compet devant 6000 personnes c’est quelques choses.



5- Y a-t-il des strongmen ou des athlètes que tu admires ou qui t'ont influencé ? 

BIG Z , de son nom Zydrunas Zasvikas certainement le meilleur de tout les temps, j’ai eu la chance de faire plusieurs compétitions avec lui.


6- Comment gères-tu ta nutrition pour optimiser tes performances ? 

J’essaie de manger efficace, je sais que je dois améliorer ce point !!!!


7- Peux-tu nous parler d'une journée type de tes repas ? 

Je mange 6 fois par jour, on va dire 3 gros repas et trois collations, soit environ 6000 calories par jours.


8- Quels sont tes aliments préférés ? 

Oula y en a plusieurs, charcuterie, fromage, côte de bœuf !!!! on est bien déjà.


9- As-tu des suppléments que tu considères essentiels pour tes performances ? 

Oui, créatine, une bonne source de protéine, et tout les compléments santé, omega, collagène, vitamines, etc...


10- Quelles sont les plus grandes erreurs nutritionnelles que tu vois chez les débutants ? 

Très souvent les débutants confondent être gros et être fort , et du coup mange n’importe comment.


11- À quoi ressemble une semaine typique d'entraînement pour toi ? 

Je fais 5 à 6 entrainements par semaine, qui dure entre 1h30 à 3h selon les périodes.



12- Quelles sont tes techniques préférées pour t'entraîner aux épreuves spécifiques des compétitions de strongman ? 

Déjà avoir le matos c’est souvent ça le plus difficile, ensuite c’est de la répétition pour avoir la technique la plu parfaite possible et avec bien sur le travail pour améliorer les qualités physique.



13- Comment gères-tu la récupération après des entraînements intenses ? 

Plus le temps passe, plus cette récup doit être longue !!! C’est le jeu. 

Je vois un kiné chaque semaine pour m’aider sur la récup et en prévention des blessures, ensuite j’adapte mon entrainement et son intensité en fonction des échéances.


14- Peux-tu partager une erreur courante que tu vois chez les débutants dans ce sport ? 

Vouloir pousser trop lourd sans technique, ce qui augmente leur risque de blessures.


15- Comment gardes-tu la motivation lors des moments difficiles ou après des échecs ? 

Je me dis que ça fait partie du sport de haut niveau et tant que je n’ai pas ressui à atteindre mes objectifs impossible de lâcher.


16- Quelle est ton approche mentale avant une compétition ? 

Me concentrer, éviter tout ce qui peut être perturbateur et me dire je sais ce que je vaux l’entrainement va payer.


17- Comment gères-tu la pression des compétitions de haut niveau ? 

Sur ca j’ai de la chance je n’ai jamais eu de pression, j’y vais pour le plaisir.


18- Quelles sont les plus grandes leçons que tu as apprises en tant que strongman ? 

Faire preuve d’un mental à toutes épreuves, de l’abnégation, avoir de la patience car pas de cours terme en strong.


19- Quel a été le plus grand défi de ta carrière de strongman ? 

C’est devant moi , participer à l’homme le plus fort du monde.


20- As-tu déjà fait face à des blessures importantes ? Comment as-tu surmonté ces obstacles ? 

Ouiiiii ! Rupture des croisés et trois fractures du pieds (en même temps), période compliqué, de doute, de honte, de savoir le chemin à parcourir pour revenir, donc la le mental est très important.


21- Comment équilibres-tu ta carrière de strongman avec ta vie personnelle ? 

Vu que c’est devenu mon métier !!! C’est plus facile, la difficulté c’est pour les enfants car je dois partir plusieurs fois par an en voyage, donc avec le temps ils commencent à comprendre que le sport c’est mon travail.


22- Quels sont tes objectifs pour l'avenir dans ce sport ? 

Finir sur un top 10 à l’homme le plus fort du monde.


23- Y a-t-il des records spécifiques que tu vises à battre ? 

Soulevé de terre, passer les 450kg.


24- Comment vois-tu l'évolution du sport du strongman dans les prochaines années en France ? 

Très bien, on a commencé y a 15 ans à 8 pèlerins sur un parking aujoud’hui la finale du championnat de France c’est 110 athlètes, et c’est pas fini, je pense que l’on doit s’inspirer du fonctionnement des pays comme l’Allemagne ou l’Angleterre et professionnaliser la discipline.


25- Comment perçois-tu la communauté du strongman ? 

En ce moment bien, des gens motivés et bienveillant.


26- Quels conseils donnerais-tu à quelqu'un qui souhaite débuter dans ce sport ? 

Prendre son temps, bien s’entourer, mettre la technique avant les perfs.


27- Comment aimerais-tu être perçu par les fans et les futurs strongmen ? 

Franchement pas très important, j’espère juste avoir apporter ma piere à l’édifice, avoir fais avancer mon sport et avoir ouvert des portes jusqu’à lors fermé pour la France.


28- As-tu des rituels ou des superstitions avant une compétition ? 

Bien manger !!!!


29- Quelle est ton épreuve de strongman préférée ? 

Soulevé de terre et les stones.




30- Si tu n'étais pas un strongman, quel autre sport ou carrière aurais-tu aimé poursuivre ? 

Rugby ou sports de combats.


31- Pour finir cette interview, je te proposes de répondre aux questions « existentielles » :


Viande ou salade ? 

Viande !!!!


Atlas stones ou Muscle-up ? 

Stone


Lion ou gorille ? 

Ohhhhhhhh les deux


Youtube ou Instagram ? 

Insta


Normandie ou  Bretagne ? 

Normandie


Cidre ou Perrier ? 

Cidre


Omega 3 ou Collagène ? 

collagène


Foot ou Rugby ? 

Rugby of course


Espadrilles ou sneakers air Jordan ? 

Pffffffff jordan


Se faire un tatouage sur le crâne ou se faire un piercing à l’arcade ? 

Le crâne etttttttt c’est prévu !!!


Merci à Aurélien pour cette interview !

Retrouvez le sur:

https://www.instagram.com/aurelienstrongman/

https://www.youtube.com/@AurelienLeJeune76/featured

mardi 5 novembre 2024

LE BALISONG

 

Il y a une histoire profonde qui me lie à ce concept de couteau, une passion qui remonte à mon enfance. Tout a commencé lorsque j'avais 7 ans, quand un ami, Charles, m'a transmis sa fascination pour les couteaux. C’est à cet âge que mon père m’a acheté mon premier couteau dans une armurerie : un Balisong.

Ce type de couteau a accompagné une grande partie de ma jeunesse, particulièrement durant les années 80-90, période où il était très en vogue. Au fil du temps, j'ai eu la chance de posséder différents modèles, allant des plus exotiques, fabriqués aux Philippines, aux plus modernes en titane montés sur roulements à billes. Mais au-delà des matériaux et des designs variés, ce couteau présente plusieurs caractéristiques qui le rendent particulièrement intéressant.

Tout d’abord, par sa conception, lorsqu'il est en position ouverte et correctement tenu en main, il est impossible que la lame se referme sur vos doigts, ce qui en fait l’un des couteaux pliants les plus sécurisés sur le marché. Les couteaux OTF (Out The Front) et les Trifolders appartiennent également à cette catégorie de « pliants sécurisés », mais c’est un autre sujet.

  • Il peut s’ouvrir et se fermer d'une seule main de manière assez facile et rapide avec un peu de pratique.
  • En position fermée, avec la lame logée entre les deux branches, il est également très sûr. Par exemple, en cas de chute à vélo ou à moto, une lame fixe dans son étui en cuir ou Cordura peut traverser l’étui et vous blesser. Cela est impossible avec un Balisong correctement fermé et rangé dans un étui de ceinture.
  • Si une vis ou un rivet d'une des deux branches venait à se perdre, il est assez simple de le remplacer sur le terrain avec un clou, une goupille, un anneau brisé ou même un simple fil de fer du bon diamètre en guise d’axe de fortune.
  • Selon la taille de votre Balisong en position fermée, il peut également servir d'outil d'impact pour votre Protection Personnelle.
  • Lors de certaines ouvertures spécifiques, les branches peuvent aussi être utilisées pour frapper un adversaire.
  • Grâce à sa conception mécanique rustique, il est plutôt solide pour un couteau pliant et peut facilement remplacer une lame fixe pour des tâches légères en milieu naturel.

Je ne vais pas revenir sur l’historique du Balisong, car beaucoup l’ont déjà fait avant moi et son origine reste incertaine, rendant difficile toute affirmation définitive. Toutefois, il est intéressant de noter que ce couteau pliant a été utilisé dans certains conflits, comme dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale par certains de nos « Poilus », ou encore durant la guerre du Vietnam.

Le Balisong a souvent été mal perçu, injustement associé à un couteau de « voyou » en raison des films des années 80-90. Aujourd’hui, il est principalement prisé par une clientèle assez jeune, qui se passionne pour le « flipping », une pratique consistant à exécuter des figures acrobatiques avec le couteau. Cela développe une dextérité impressionnante, mais nécessite des heures d'entraînement. Pour être honnête, ce n’est pas vraiment mon domaine d'intérêt, car ma pratique du Balisong est plus orientée vers le « combat » que vers le « flipping », mais une chose est sur, ce concept a encore de belles années devant lui.

Vous trouverez ci-dessous quelques modèles de Balisong que j’affectionne particulièrement.



(de gauche à droite) Benchmade 51 Morpho / Benchmade 42 / Benchmade 31
Philippin by Armand Palacio
Hackman
Squid Industries Trainer
N14 - Le Poilu by Station IX


Le fait qu’il soit souvent lié à la rue ne le rend pas plus dangereux qu’un Opinel ou un autre couteau. Comme toute arme, il est dépourvu de vie et n’est que le prolongement de la volonté de la personne qui l’utilise.

Comme vous l’aurez compris, c’est un concept que j’affectionne tout particulièrement pour sa fiabilité, son efficacité et sa rusticité. Il a traversé les époques grâce à ces qualités indéniables.

Que la force du Balisong soit avec vous… :-)