lundi 3 août 2026

JUNGLE NECK


Comme le dit le vieil adage :
« On vit avec son sac à dos, on combat avec son brelage et on survit avec ce qu'on a dans ses poches. »

Un kit, tout comme le reste de l’équipement, doit être adapté à :

  • Qui vous êtes,

  • Où vous êtes,

  • Ce que vous faites.

Les outils composant ce kit sont difficilement improvisables sur le terrain au moment opportun. Ils vous permettront de faire face à la plupart des situations de vie et de survie en milieux hostiles et en zones occupées.

Depuis que je pars en trek dans la forêt amazonienne (depuis 2009), je porte en permanence un « Jungle Neck », 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Voici quelques-uns de ses nombreux avantages :

  • Discret

  • Mise en oeuvre ambidextre

  • Aucune gêne lors de longues marches

  • Confortable en position assise, que ce soit au bivouac ou en pirogue

  • Ne gêne pas le port d’un sac à dos

  • Je peux dormir avec sans aucun problème dans mon hamac

  • Facilement repérable de jour comme de nuit grâce à son empreinte visuelle

« Nous portons nos peurs… »
Plus vous acquerrez de savoir-faire et d’expérience, moins vous aurez besoin d’outils. Le défi consiste donc à sélectionner avec soin les outils nécessaires, en évitant de tomber dans le piège du « au cas où », afin de rester optimal en termes de poids, de volume, d’efficacité et de praticité.

LES OUTILS

- Couteau

Modèle : N7 - Station IX
Ce couteau permet de couper, perforer et écraser. C'est un couteau à lame fixe, aux proportions minimalistes, fabriqué en acier VG-10. Il respecte le principe de base que m'a appris mon ami Eric Haffray il y a plus de 20 ans: « P.V.E.P.P. » — Poids, Volume, Efficacité, Praticité, Prix. L’étui en Kydex, de forme rectangulaire, est idéal pour construire un kit S.E.R.E. ou d'autres petits kits, ce qui en fait le compagnon de survie idéal pour les environnements urbains ou outdoor.

- Cordelette

Modèle : Paracorde 550

Incroyablement polyvalent, je crois qu’il n’ y a plus besoin de présenter cet item.

- Boussole

Modèle : S.E.R.E / Station IX
Cette boussole permet de vous orienter, même approximativement, ce qui est toujours préférable en l'absence totale de repères. Ses couleurs sont facilement lisibles de jour, et elle est « glow in the dark » pour une utilisation nocturne. Elle possède une très faible signature magnétique, ce qui la rend pratiquement indétectable par les détecteurs de métaux. Elle peut être facilement avalée en cas de capture imminente ou dissimulée dans les doublures des vêtements. Cette boussole fonctionne dans des températures allant de -28°C à +48°C.

- Firesteel

Simple, rustique et fiable, cet outil ne nécessite aucun carburant pour fonctionner. En le grattant avec le swedge de la lame de votre N7, vous produirez des étincelles capables d’enflammer un amadou préparé. Il ne craint ni l’humidité, ni les variations de température, ce qui en fait un allié de choix.

- Allume-feu

Modèle : Fire Plugs Procamptek
Cet allume-feu s'embrase à la moindre étincelle d'un firesteel et brûle suffisamment longtemps (environ 5 minutes) pour allumer un feu même en environnement humide.

- Lampe

Modèle : Photon Freedom Micro Covered
Comparée à une Photon Micro Light standard, ce modèle offre plusieurs améliorations : la LED est protégée, la lumière est moins diffuse sur les côtés, l'interrupteur est discret, et l'intensité lumineuse est ajustable par simple pression. Compacte mais performante, cette lampe est suffisamment puissante pour des déplacements modérés à pied, de nuit, en milieu extérieur ou urbain. En plus d'éclairer, elle peut signaler votre présence dans l'obscurité à plus d'un kilomètre.

- Epingle de sûreté

Utilisée pour diverses fonctions :

  • Transporter et sécuriser votre kit

  • Réparer un vêtement

  • Percer une cloque

  • Enlever une écharde

  • Crocheter des menottes

  • Fabriquer un hameçon de fortune

  • Servir de pince à épiler improvisée

  • Percer du tape

  • Servir d’arme de fortune

  • Mettre en place des pièges

- Pince à épiler

Modèle: Victorinox

En jungle, juste après la machette, c’est sans doute l’un des outils les plus indispensables. Dans ce biotope luxuriant mais agressif, de nombreux végétaux sont dotés d’épines fines, dures et très perforantes, qui se brisent fréquemment sous la peau. Sans pince à épiler pour les extraire rapidement, le risque d’infection devient quasi inévitable.

Elle peut également être détournée pour des usages plus techniques, comme le shimming de certains moyens de contrainte.





CONCLUSION

Avec ce Jungle Neck, je peux :

  • Couper, perforer, écraser

  • Éclairer et signaler

  • Allumer un feu

  • M’orienter

  • Transporter et réparer

  • Pêcher et piéger

Ce « Jungle Neck » peut faire une différence cruciale, c’est mon assurance vie quand je pars en forêt Amazonienne.


"Keep your edge"

LES GRANDS BOIS #1

La forêt amazonienne guyanaise, source d’inspiration et de défis…















"Keep your edge"



jeudi 23 juillet 2026

MULTITOOLS


La caisse à outils de poche par excellence

Aujourd’hui, de nombreuses marques proposent leur propre version du couteau multifonctions. Mais selon moi, deux géants dominent clairement le marché : Leatherman et Victorinox. J’ai une légère préférence pour Victorinox… mais j’y reviendrai plus tard.

Leatherman a lancé son tout premier multitool en 1983 avec le célèbre PST (Pocket Survival Tool). La légende raconte qu’à l’époque, son créateur a présenté son concept à plusieurs grandes marques de couteaux, toutes ont décliné. Aujourd’hui, elles doivent certainement le regretter… et tant mieux pour Leatherman.

À l’image des couteaux suisses (SAK - Swiss Army Knife), la gamme de multitools s’est largement diversifiée. Il existe aujourd’hui une multitude de modèles adaptés à des usages très variés. Certains sont conçus spécifiquement pour des métiers ou des disciplines précises. Il existe même des versions homologuées TSA (Transportation Security Administration), que l’on peut emporter en cabine lors d’un vol en avion.

(Leatherman Style PS - approved TSA)


(à droite, Leatherman Squirt PS4, intéressant pour certains kits minimaliste)

Mon tout premier multitool fut un Leatherman Wave de première génération, fabriqué en 1998. Je l’ai énormément utilisé pendant des années.

(Leatherman Wave)

Par la suite, j’ai longtemps porté un Leatherman Sideclip (également fabriqué en 1998). Léger, compact, proposé à un tarif raisonnable, c’était surtout le premier modèle de la marque équipé d’un clip, idéal pour un EDC. Après quelques semaines d’utilisation, il s’ouvrait comme un balisong, ce qui permettait un accès rapide et une utilisation de la pince à une seule main. Son principal inconvénient : les outils n’étaient pas accessibles de l’extérieur. Je l’ai finalement remplacé par un Leatherman Skeletool CX (modèle sorti en 2008).

(Leatherman Sideclip)

(Leatherman Skeletool CX)

Depuis, j’ai eu l’occasion de tester plusieurs modèles chez Leatherman, mais aussi chez Victorinox.

Globalement, je trouve les multitools Leatherman innovants et bien dessinés. Cependant, en matière de qualité de finition et de pertinence des outils embarqués, Victorinox me semble un cran au-dessus.

Depuis plusieurs années maintenant, mon modèle de prédilection est le Victorinox Spirit X.
Sa qualité de fabrication est irréprochable, la prise en main est excellente, et il coche toutes les cases de l’acronyme PVEPP : Poids, Volume, Efficacité, Praticité, Prix. Tous les outils (à l’exception de la pince) sont accessibles sans ouvrir le multitool et se verrouillent pour une utilisation plus sécurisée. Il est même possible d’ajouter un clip pour le porter en poche.

(Victorinox Spirit X)

Un autre inconvénient des multitools dont les outils ne sont accessibles que de l’intérieur, c’est que leur positionnement n’est pas optimal pour un usage efficace.


(à gauche, un Leatherman Super Tool 300 avec la scie en position haute et à droite un Victorinox Swiss Tool X avec la scie en position basse, qui permet une utilisation plus optimal)

Le Victorinox Spirit X embarque pratiquement tout ce dont j’ai besoin au quotidien en EDC et il m’accompagne parfaitement lors de mes treks en forêt amazonienne. Certes, certains outils pourraient être remplacés par d’autres plus adaptés à mes usages personnel, mais dans l’ensemble, c’est aujourd’hui le meilleur multitool du marché à mes yeux.


"Keep your edge"

vendredi 12 juin 2026

ÉTUIS KYDEX / CLIPS & CONCEPTS

Le Kydex est la matière de référence pour la fabrication des étuis de couteaux, des holsters d’armes à feu et de nombreux équipements tactiques. Il s’agit d’un thermoplastique acrylique-PVC, réputé pour sa robustesse, sa stabilité et sa facilité de mise en forme.

Le Kydex se travaille par thermoformage, à une température idéale située entre 165°C et 180°C.
À cette chaleur, il devient souple et parfaitement moulable.

En refroidissant, (processus assez rapide), il durcit et conserve précisément la forme donnée.

Il peut être moulé autour de nombreux équipements :

  • Couteaux

  • Pistolets et revolvers

  • Chargeurs

  • Lampes tactiques

  • EDC divers

  • Etc…

Propriétés mécaniques

  • Rigidité élevée : il ne se déforme pas une fois formé.

  • Excellente résistance aux chocs et aux risques de perforation.

  • Grande résistance à l’abrasion : supporte sans difficulté les frottements répétés d’un couteau ou d’une arme.

  • Stabilité dimensionnelle : garde sa forme malgré les variations de température.

  • Imputrescible : ne craint ni l’humidité ni les moisissures, avantage majeur par rapport au cuir.

Résistance environnementale

  • Imperméable : ne gonfle pas, ne pourrit pas, totalement insensible à l’eau.

  • Résistant aux produits chimiques : huiles, solvants légers, carburants.

  • Grande résistance thermique : point de ramollissement entre 120°C et 160°C.

Avantages

  • Rétention mécanique efficace : offre le célèbre “clic” de verrouillage, sans bouton-pression ni système externe.

  • Durabilité exceptionnelle : supporte des années d’usage intensif.

  • Entretien minimal : un simple rinçage à l’eau suffit.

  • Poids modéré et rigidité supérieure au cuir ou au nylon.

  • Très customisable : large choix de couleurs, motifs, textures, et compatibilité avec de multiples systèmes d’attache (Paracord 550, Tek-Lok, Malice Clip, IWB, Ulticlip, Molle Lock, etc.).

Inconvénients

  • Peut marquer les revêtements d’un couteau ou d’une arme à la longue, en raison des frottements.

  • Aspect visuel généralement moins “premium” ou artisanal que le cuir.

  • Sensible à une chaleur extrême : un holster laissé dans un véhicule en plein soleil peut se déformer.

  • Sa rigidité peut être moins confortable en port discret sous les vêtements.


    En haut : Étui de type « Pancake ».
    Fabriquer en 2 parties. Il présente l’avantage d’être riveté sur ses deux flancs, permettant ainsi l’installation de systèmes de fixation de chaque côté pour garantir une fixation optimale sur l’équipement d’un opérateur. Son principal inconvénient réside cependant dans son encombrement, accru par la présence des rivets tout autour de sa structure.

    En bas : Étui de type « Taco ».
    Fabriquer d'une seul pièce. Il offre l’avantage d’un encombrement nettement plus réduit que celui d’un étui « Pancake », ce qui le rend idéal pour un port inside en mode « désilhouetté ». Son principal défaut est qu’il ne dispose que d’une seule rangée de rivets, ce qui le rend moins stable et moins polyvalent en termes de fixation par rapport au modèle « Pancake ».

    Vous trouverez ci-dessous plusieurs exemples d’étuis en Kydex, illustrant différents systèmes de fixation actuellement disponibles sur le marché. Vous noterez également, sur certains manches de couteaux, l’intégration de concepts spécifiques destinés à optimiser la rétention et la stabilité en usage opérationnel.

    (Tek Lok - Outside vertical ou horizontal / Goon Tape)

    (Static Line - Inside / tressage cordelette en Kevlar)

    (Ball Chains - Neck / paracord 550 + skull au niveau du talon)

    (IWB - Cross Draw / tressage cordelette en Kevlar)

    (Belt Loop - Vertical Hunter)

    (Zip Ties - Vertical & Horizontal / Goon Tape)

    (Malice Clips - Système MOLLE / Goon Tape + drisse traversante + élastique tubulaire)

    IWB - Scout

    Ulticlip AP Clip - Inside / Goon Tape

    Station IX Clip - Inside / paracord 550 + skull au niveau du talon)

    (Quelques concepts de grips)


    "Keep your edge"

jeudi 4 juin 2026

OUTDOOR NECK KIT vs URBAN NECK KIT

(Kit Outdoor à gauche et Kit Urbain à droite)

Comme le dit le vieil adage :

« On vit avec son sac à dos, on combat avec son brelage et on survit avec ce qu'on a dans ses poches. »

Un kit, tout comme le reste de l’équipement, doit être adapté à :

  • Qui vous êtes,

  • Où vous êtes,

  • Ce que vous faites.

OUTDOOR NECK KIT



  • Couteau fixe / N7 Trail Ultra by Station IX

  • Pochette / PMDT by Station IX

  • Paracord 550 orange

  • Lampe Photon Freedom Covered

  • Chambre à air (x2)

  • Gourde souple 1L

  • Fire plugs (x2)

  • Mini firesteel

  • Epingle de sûreté

  • Micro boussole / MK4 by Station IX

  • Mini pince à épiler Victorinox

URBAN NECK KIT



  • Couteau fixe / N7 Trail Ultra by Station IX

  • Pochette / PMDT by Station IX

  • Cordelette avec système de détachement rapide (éviter l'étranglement)

  • Lampe Photon Freedom Covered

  • Chambre à air (x2)

  • Allumettes (x10)

  • Epingle de sûreté
  • Epingle à cheveux
  • Clé de menottes / MK1 by Station IX
  • Micro boussole / MK4 by Station IX
  • Shim / MK2 by Station IX
  • Scie diamant
  • Kit de lock picking
  • Bracelet brise vitre


« Nous portons nos peurs… »

Plus vous acquerrez de savoir-faire et d’expérience, moins vous aurez besoin d’outils. Le défi consiste donc à sélectionner avec soin les outils nécessaires, en évitant de tomber dans le piège du « au cas où », afin de rester optimal en termes de poids, de volume, d’efficacité et de praticité.


"Keep your edge"

vendredi 22 mai 2026

CHRONIQUES DE PAPIER


Le mendiant de l’Eldorado

Auteur : Jules Crevaux


Publié initialement à la fin du XIXe siècle, Le Mendiant de l’Eldorado est le récit captivant des expéditions de Jules Crevaux, médecin de la marine et explorateur français, à travers la Guyane et l’Amazonie entre 1876 et 1879.

Contrairement à ses contemporains, Crevaux choisit de voyager léger, souvent pieds nus et accompagné de quelques guides indigènes. Cette approche lui permet une immersion totale dans les territoires qu'il explore, favorisant des rencontres authentiques avec les peuples autochtones et une observation minutieuse de la faune et de la flore locales.

Au-delà de l'aventure, Crevaux poursuit une mission scientifique : cartographier des régions inexplorées, étudier les langues et coutumes des tribus, et collecter des spécimens pour enrichir les connaissances européennes sur l'Amazonie. Son travail contribue notamment à la compréhension du bassin amazonien et des cultures qui y vivent.

Le style de Crevaux, précis et détaillé, offre un témoignage unique sur une époque où l'Amazonie restait largement inconnue. Ses descriptions des paysages, des rencontres et des défis rencontrés lors de ses voyages transportent le lecteur au cœur de cette jungle dense et mystérieuse.

Le Mendiant de l’Eldorado est bien plus qu'un simple récit de voyage, c’est une plongée dans l'histoire de l'exploration et un hommage à la curiosité et à la persévérance humaines. Pour les passionnés d'aventure, de sciences humaines ou d'histoire, ce livre constitue une lecture incontournable.


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CHRONIQUES DE PAPIER


L’art de la guerre

Auteur : Sun Tzu


Le classique intemporel de la stratégie et de la maîtrise de soi.

Dans ce traité vieux de plus de deux mille ans, Sun Tzu, général et philosophe chinois, livre une vision percutante et lucide de l’art de la guerre. Loin de glorifier le combat, il enseigne que la véritable victoire est celle que l’on remporte sans verser de sang. Par la ruse, l’anticipation, la connaissance de soi et de l’adversaire, il montre comment triompher sans affrontement direct.

Plus qu’un simple manuel militaire, L’Art de la guerre est devenu au fil des siècles un guide universel de stratégie, de leadership et de gestion des conflits, utilisé aujourd’hui aussi bien par les dirigeants que les entrepreneurs, les négociateurs ou les passionnés de développement personnel.

Un ouvrage court, dense, mais d’une profondeur redoutable, qui vous apprendra à penser autrement face à l’adversité, sur le champ de bataille comme dans la vie.

1. Évaluation

Sun Tzu insiste sur l’importance de l’analyse préalable : connaître le terrain, l’ennemi, ses propres forces, le moral des troupes, et la stratégie. Il recommande de ne jamais se lancer sans une évaluation complète.

2. La conduite de la guerre

Il explique que la guerre doit être brève et efficace : un conflit long ruine un pays. La logistique et les ressources doivent être utilisées avec prudence.

3. La stratégie offensive

Le meilleur combat est celui qu’on gagne sans combattre. La victoire intellectuelle est supérieure à la force brute. Briser les alliances ennemies ou retourner ses forces internes est plus puissant qu’un affrontement direct.

4. Dispositions militaires

Sun Tzu insiste sur l’importance de la préparation. Être invincible vient de soi, vaincre l’ennemi dépend de ses erreurs. Une armée bien positionnée n’a pas besoin d’attaquer pour dominer.

5. Énergie

L’énergie des troupes doit être concentrée et bien dirigée. Il faut savoir alterner force directe et tactique indirecte, pour créer la surprise et l’avantage.

6. Les points faibles et les points forts

Il faut détecter les vulnérabilités de l’ennemi et les exploiter. En revanche, il faut masquer les siennes. L’adaptabilité et la flexibilité sont essentielles.

7. La manœuvre

Ce chapitre parle du mouvement des troupes et des dangers des marches longues ou désorganisées. Il faut savoir faire preuve de ruse pour éviter les pièges.

8. Les neuf variables

L’auteur souligne qu’il faut s’adapter aux situations changeantes. Une stratégie figée est vouée à l’échec. La souplesse mentale est une arme capitale.

9. L’armée en marche

Sun Tzu décrit les signes à surveiller chez l’ennemi (fatigue, désordre, peur…) et comment interpréter le terrain. L’observation attentive donne l’avantage.

10. Le terrain

Chaque type de terrain (étroit, difficile, ouvert…) requiert une tactique différente. Le commandant doit adapter sa stratégie au contexte physique.

11. Les neuf situations

Il identifie neuf types de situations militaires (position favorable, dangereuse, critique, etc.) et la manière de les gérer. Chaque position exige une réponse spécifique.

12. L’art d’attaquer par le feu

Les attaques doivent aussi employer les éléments naturels (comme le feu). Il faut choisir le moment juste, notamment selon le climat et la saison.

13. L’usage des espions

L’espionnage est un élément décisif de la stratégie. Connaître l’ennemi de l’intérieur permet d’éviter des conflits longs ou coûteux.


« Keep your edge »

CHRONIQUES DE PAPIER

Manuel du Résistant

« guide pratique de sabotage à l’usage du maquis en territoire occupé »

Auteur : Stephen Hart & Chris Mann


Ce manuel s’inspire directement des documents de formation des agents de la SOE britannique (Special Operations Executive) et de l’OSS américain (Office of Strategic Services) pendant la Seconde Guerre mondiale. Il vise à transmettre les techniques de sabotage, d'espionnage et de survie utilisées par les résistants opérant derrière les lignes ennemies, notamment dans les maquis en France occupée.

Le livre est découpé en sept grandes phases d’une mission de résistance, depuis la préparation jusqu’à l’exfiltration :

1. Préparation et infiltration

  • Création d’une fausse identité

  • Préparation mentale et physique

  • Techniques de parachutage et d’arrivée clandestine

2. Installation et camouflage

  • Trouver un logement sûr

  • Se fondre dans la population locale

  • Dissimuler son équipement et ses activités

3. Communication secrète

  • Utilisation de radios portatives et de messages codés

  • Techniques de chiffrement

  • Envoi de messages à Londres sans se faire repérer

4. Sabotage et démolition

  • Cibler des infrastructures stratégiques : voies ferrées, ponts, dépôts, usines

  • Utiliser des explosifs artisanaux et des détonateurs différés

  • Sabotage silencieux (ex. : saboter un moteur sans explosion)

5. Combat et défense

  • Tactiques de combat rapproché

  • Désarmement et neutralisation silencieuse

  • Sabotage d’armes ennemies

6. Mobilisation locale

  • Organisation des groupes de maquisards

  • Former les résistants locaux aux techniques de guérilla

  • Ravitaillement et logistique clandestine

7. Exfiltration

  • Planification d’un départ : par mer, voie ferrée, ou extraction aérienne

  • Effacement des traces

  • Gérer une arrestation ou une fuite sous pression


"Keep your edge"

lundi 11 mai 2026

TACTIC OR NOT TACTIC - That is the question...

L’excès de « poudre de perlimpinpin et de paillettes » n’apporte souvent rien de bon. 

Certains couteaux de chasse, baïonnettes modifiées ou même de simples couteaux de boucher retaillés furent utilisés par les Poilus durant la Première Guerre mondiale, preuve qu’un outil bien choisi suffit souvent amplement.

Un couteau, comme tout outil, n’est que le prolongement de la volonté de son utilisateur. Cependant, certains critères méritent réflexion pour bien choisir.

War Time...


Sabatier 6"


Sabatier original à gauche & Sabatier customisé à droite

Lames fixes ou pliants : que privilégier ?

Dans la mesure du possible, il est recommandé d’opter pour une lame fixe, les couteaux pliants (folders) servant plutôt de « back up » pour un usage quotidien léger : couper une cordelette, manger, bricoler. Une lame fixe présente moins de contraintes mécaniques qu’un couteau pliant, dont la lame peut finir par se refermer sur vos doigts, quel que soit le système de verrouillage ou le prix.

Certains concepts d’aide à l’ouverture, comme le système « Wave », fonctionnent bien en « training » mais peuvent s’avérer peu fiables en situation de stress. À l’inverse, le « Flipper » présente un intérêt supplémentaire : il forme une garde une fois déployé, offrant une meilleure protection pour la main (selon la taille du Flipper). Attention toutefois aux flippers, car ce système peut parfois entraîner une ouverture accidentelle de la lame lorsqu'il est porté dans une poche ou en inside.

Pour une ouverture optimale d’un folder, rien de mieux qu’une ouverture à deux mains. La main faible qui tire sur la lame et la main forte qui pousse sur le manche. D’où ma petite préférence pour les folders de la marque Américaine Spyderco qui possèdent des lames qui dépassent assez largement du manche quand le couteau est fermé du au « Spyderhole » (le trou emblématique de la marque à l’araignée qui permet une ouverture à une main). Ce concept prend une certaine place sur la lame, ce qui nous donne de la matière à saisir avec la main faible.

"Endura" by Spyderco

Les exceptions dans la catégorie des pliants

Quelques types de pliants se démarquent par leur sécurité et leur rapidité de mise en oeuvre:

  • Balisong (nommé également: Papillon ou Butterfly)

  • OTF (Out The Front)

  • Trifolder

Ces modèles ont l’avantage de ne pas risquer de se refermer sur les doigts une fois ouverts, grâce à leur conception.

Balisong - N14 "Le Poilu" by Station IX


OTF - Microtech Combat Troodon


"Tri Folder" by Fred Perrin

Le couteau fixe : l’outil par excellence

Revenons à la lame fixe, accompagnée d’un étui en Kydex, de préférence de type « Taco » pour éviter un étui trop encombrant. Celui-ci doit être adapté et permettre un mode de port optimal selon : Qui vous êtes ? Où vous êtes ? Et ce que vous faites ? 

Une lame fixe, bien conçue et bien portée, est toujours plus rapide à mettre en œuvre qu’un pliant.

Un bon couteau fixe doit être: simple, rustique et sans fioritures. 

Les facteurs importants sont les suivants : 

  • Une dureté HRC raisonnable pour une facilité d’affûtage sur le terrain.

  • Une géométrie de pointe et d'émoutures adaptées à l'utilisation principale.

  • Avec une garde (1 quillon, 2 quillons, 1 finger choil, 1 finger groove).

  • Une bonne balance d’équilibre entre le manche et la lame avec une épaisseur générale adaptée pour une utilisation optimale et un port agréable et discret pour ne pas occasionner de gène et une attention visuel suspect. L'épaisseur ne fait pas la solidité d'un couteau, mais son traitement thermique oui. Par contre une chose est sur, plus il sera épais et plus il sera lourd à porter.

  • Une très bonne ergonomie avec une bonne rétention et dans l’idéal un couteau avec un manche asymétrique pour savoir dans quelle position est votre couteau uniquement avec le sens du touché. 

  • Personnellement, je préfère éviter les couteaux avec 4 empreintes de doigts, car rarement confortables selon la largeur des mains et souvent inconfortables avec des gants, d’où m’a préférence pour un seul et unique « finger choil » ou une asymétrie quelconque.

Anatomie d'un couteau de soldat - N8 "S.E.R.E" by Station IX


N12 "Undercover" by Station IX

Les designs spécifiques

Certains couteaux, comme les Push Dagger, les Griffes, les Pikals, ou encore les Serpettes, mériteraient un article à part entière. Ce ne sont pas de simples designs, mais des concepts avec des usages spécifiques.


N13 "Cyclop" by Station IX


N5 "The Scorpion" by Station IX (collaboration avec Fred Perrin - créateur de La Griffe)


Pikal - "Skeleton"




"Serpette N°10" by Opinel

En revanche, je suis moins convaincu par d’autres modèles, comme :

  • Les automatiques latéraux, qui présentent peu d’avantages face aux OTF. Bien qu’ils s’ouvrent d’une main, leur lame peut se refermer sur les doigts.

  • Les Karambits, dont l’anatomie trop spécialisée le rend moins polyvalent qu’un couteau à lame fixe classique.

Conclusion : choisir un couteau adapté

Chaque concept a ses avantages et ses inconvénients. La clé est de choisir un couteau qui répond à qui vous êtes, où vous êtes, et ce que vous faites. 

Finalement, le meilleur outil est celui qui saura s’adapter à votre usage réel, sans excès de complexité.


"Keep your edge"